EXPOSÉ du jour
8:00 - 9:30 GMT
L’Afrique dans un monde en profonde mutation
Cette séance d’ouverture préparera le terrain pour la deuxième journée en examinant de manière critique l’ordre mondial contemporain à travers le prisme africain. Elle explorera la dynamique émergente de l’« hyperimpérialisme » — un terme qui suggère une nouvelle phase, plus intense, des déséquilibres de pouvoir mondiaux et des manœuvres géopolitiques — et analysera ses manifestations et impacts spécifiques sur le continent africain.
prÉsentatrice du jour
8:00 - 9:30 GMT
Aminata Dramane Traoré
Mali
TABLE RONDE 3
10:00 - 11:30 GMT
Soubassements des autrements : Re(construire) l’architecture de la démocratie et le développement depuis l’Afrique
Cette session ira au-delà des analyses pour proposer des alternatives politiques ancrées dans les réalités africaines. Elle évaluera de manière critique les modèles actuels de démocratie et de développement, souvent imposés (par) ou influencés de l’extérieur, afin de proposer des modèles endogènes de démocratie et de développement adaptés aux contextes locaux, aux héritages historiques et aux aspirations des peuples africains. L’accent sera mis sur les approches participatives, les mouvements citoyens et le potentiel de structures de gouvernance qui contribuent à l’autonomisation des citoyen·ne·s africain·e·s et placent leur bien-être au premier plan.
MODÉRATRice.eur
Assala Mdawkhy
Tunisie
intervenant.e.s
Aminata Dramane Traoré
Mali
Hakima Abbas
Panafricain.e
TABLE RONDE 4
12:00 - 13:30 GMT
(Im)Mobilité : pour des articulations radicales de la citoyenneté et de la pluralité
Cette séance réunira des artistes et activistes pour une table ronde dynamique sur les interrelations complexes entre mouvement, appartenance et avenir partagé. Le concept d’« (im)mobilité » reconnaît la nature multiforme des migrations, des déplacements et du flux constant des populations humaines. Les intervenant·e·s partageront leurs perspectives et pratiques artistiques sur la manière dont les migrations remettent en question les notions conventionnelles de citoyenneté et d’universalisme, et sur la façon dont le pluralisme culturel peut être à la fois source de tensions et d’enrichissement. La discussion explorera comment l’art et les productions de savoir sont des leviers puissants pour favoriser l’empathie, combler les fossés et imaginer de nouvelles formes d’appartenance collective et de responsabilité partagée envers les biens communs dans un monde de plus en plus interconnecté et mobile.
MODÉRATRICE
Héla Ammar
Tunisie
INTERVENANT.E.S
Prince Franck Edja
Côte d'Ivoire
Reem Aljeally
Soudan
Nadine Hounkpatin
Bénin/France
TABLE RONDE 5
14:00 - 15:30 GMT
Le cercle des exclusions: Afrophobia, xénophobie, externalisation des frontières, racisme et fascisme décomplexés. Quel(s) futur(s) pour les panafricanismes?
Le paysage géopolitique mondial actuel est marqué par un inquiétant cercle des exclusions, caractérisé par la montée de la xénophobie, l'externalisation des frontières et un racisme décomplexé, flirtant dangereusement avec des formes de fascisme assumé. L'une des manifestations les plus pernicieuses de cette dynamique d'exclusion réside dans la délégation par les pays occidentaux, sous couvert de financement, de la militarisation des frontières aux nations africaines. Ces dernières, à leur tour, sous-traitent cette tâche répressive à des acteurs et actrices nationalistes locaux. Il en découle un véritable contrat social pervers où la xénophobie devient le résidu inévitable de ces régimes de contrôle, alimentant les divisions internes et la suspicion entre les communautés africaines. Face à cette réalité, la question se pose avec acuité : Quel(s) futur(s) pour les panafricanismes, plus particulièrement les panafricanismes progressistes?
MODÉRATRICE.EUR
5 au 9 octobre 2026